Formation VTC préparation à l'examen

Formation Uber gratuite ?

En vue du prochain examen VTC qui aura lieu le 25 juillet, Uber propose une offre imbattable à ses chauffeurs capacitaires exerçant sous le statut de Loti. En effet, rappelons que ce statut ne sera plus autorisé au 31 décembre 2017 pour exercer en tant que Chauffeur VTC. Difficile de résister à une offre de formation gratuite et aux frais d’examen offerts…mais que signifie réellement une offre de formation Uber gratuite pour l’avenir du VTC ?

Rappel du contexte et de l’évolution de la réglementation :

Il est effectivement nécessaire de mettre en relation le contexte et la proposition d’une offre de formation Uber gratuite. D’abord il faut rappeler que les chauffeurs capacitaires exerçants sous le statut de Loti sont aux nombres de 22000 en IDF. Ce qui représente une large majorité de chauffeurs en exercice qui ne possèdent pas la carte professionnelle VTC. Or la loi Grandguillaume dont le décret est sorti en décembre 2016 met fin à cette pratique en systématisant l’obtention de la carte professionnelle VTC à tous les chauffeurs qui veulent continuer d’exercer. Cette loi applicable au 1er juillet 2017 autorise une période de transition pour tous les chauffeurs dans cette situation jusqu’au 31 décembre 2017. La carte professionnelle VTC, dans le cadre des capacitaires et de leurs chauffeurs peut être obtenue par équivalence ou le cas échéant par l’obtention de l’examen VTC.

L’offre de formation Uber gratuite :

En quoi consiste cette offre ? D’une part elle concerne spécifiquement ceux travaillant en tant que chauffeurs VTC pour les capacitaires sous le régime de la loi LOTI qui ne pourront pas demander l’équivalence (avec 12 feuilles de paie). Ensuite, elle s’applique durant une très courte durée : du 17 au 21 juin 2017 dont voici les termes :

« Pour tout candidat qui apportera un dossier d’inscription complet pour l’examen VTC » entre le 17 et le 21 juin 2017, les frais d’inscription à l’examen seront offerts. Avec cela, une formation en ligne à 0 euros + guide de révision offert par le partenaire d’Uber.

Formation Uber gratuite

Les résultats de cette promotion :

On peut parler de succès puisque le Parisien, dans un article du 23 juin 2017 relatant cette promotion  a annoncé plus de 2000 inscrits à la session d’admissibilité (théorie) du 25 juillet 2017 par le biais d’Uber et de son partenaire Cab-Formations.

Le jour J, RTL faisait un article pour annoncer 2600 candidats VTC inscrits à cette session au grand damne affiché de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat qui n’avait jamais vu un tel engouement.

Or, si un déferlement de candidats s’est bien produit, les résultats de cette session, divulgués par la CRMA d’IDF le 1er septembre , montrent une toute autre réalité : seuls 382 candidats ont réussi les épreuves d’admissibilité, soit un taux de 15% ! On peut parler de résultats catastrophiques

De plus, si l’on tient compte des résultats des candidats ayant réussi la l’examen théorique le 15 mai 2017, seuls 50% d’entres eux ont réussi la pratique…

On peut d’ores et déjà conclure que d’une : la gratuité et la quantité de candidat n’assure pas la réussite à l’examen. De deux : s’interroger sur les réelles motivations d’Uber et de son partenaire Cab-Formations quand à l’intérêt qu’ils ont à dumper le marché de la formation et faire perdre du temps et de l’argent à autant de monde.

Rappel du contexte économique du T3P :

Rappelons qu’Uber a déjà informé ses chauffeurs capacitaires et LOTI qu’ils seraient déconnectés de leur plateforme au 31 décembre 2017.

Rappelons également que depuis le 22 mai, Uber demande à défaut de la carte professionnelle, la preuve de l’inscription à l’examen VTC pour tout nouveau chauffeur inscrit sur la plateforme par le biais d’un capacitaire.

L’examen du 25 juillet représentait la dernière possibilité pour ces chauffeurs d’obtenir leur carte professionnelle avant le 1er janvier 2018, date à laquelle Uber sera dans l’obligation de les déconnecter le cas échéant. Et à la vue des premiers résultats catastrophiques, quel intérêt pour Uber d’inscrire en masse des candidats ayant peu de chance d’obtenir leur carte professionnelle ? La réponse est simple : assurer un nombre de chauffeurs suffisants juqu’au 30 décembre 2017 puisque pour s’inscrire sur la plateforme, il est obligatoire de présenter une facture d’inscription à l’examen, peu importe que vous l’obteniez ou non…au-delà du 30 décembre…advienne que pourra…

Dans l’article « l’avenir du VTC » nous rappelions que ces chauffeurs représentent 65% (22000) des VTC en exercice, contre 35% (14300) titulaires de la carte professionnelle VTC.

Si Uber déconnecte 65% de ses chauffeurs le 1er janvier 2018, il va de soi que la plateforme va manquer de chauffeurs disponibles ce qui risque fort de la pénaliser aux yeux de ses clients puisque le temps d’attente est le 3ème critère le plus important pour eux pour choisir un VTC. Le but est clairement d’accélérer la transition des capacitaires vers le statut VTC.

Cette offre est donc le signe que la transition ne se fait pas aussi rapidement que souhaité. Sur les 22000 Chauffeurs exerçants actuellement, on peut envisager que seuls 30 à 40% vont tenter d’obtenir leur carte professionnelle VTC. Nombre d’entres eux, vont purement et simplement abandonner face à la contrainte de se former et de passer un examen. Or cela serait bien dommage car il s’agit d’un métier passionnant et très enrichissant auquel il s’agit juste de rendre ses lettres de noblesses. En cela, une formation VTC ne peut qu’élever l’ensemble de la profession et le niveau de qualification des chauffeurs VTC.

Quoiqu’il en soit, avec un manque de chauffeurs VTC en IDF dès le 1er janvier 2018, on peut imaginer que les plateformes numériques vont se montrer à nouveau attractives pour inciter les chauffeurs existants, libérés d’une concurrence déloyale, à sortir le plus souvent de chez eux, et attirer de nouveaux Chauffeurs VTC professionnels (car formés au métier) pour saisir de nouvelles opportunités d’affaires.

Le métier est donc en train de reprendre ses lettres de noblesse ! Vous pouvez à nouveau envisager une carrière en tant qu’employé ou chef d’entreprise indépendant, formé  à toutes les facettes du métier, pour garantir votre autonomie !

 

Capacitaires VTC c’est fini !

Alors que la loi Grandguillaume prévoit une période de transition jusqu’à la fin de l’année pour que les chauffeurs capacitaires exerçant sous le statut de Loti obtiennent le statut de VTC (voiture de transport avec chauffeur) professionnel, les plateformes numérique, avec principalement UBER prennent les devants pour anticiper le manque de chauffeurs à venir.

LES CAPACITAIRES DOIVENT CHANGER DE STATUT AVANT FIN 2017

Près de 22000 chauffeurs capacitaires en Île de France sont concernés par la loi Grandguillaume (soit la majorité des chauffeurs actuellement en exercice) qui implique désormais que tout chauffeur VTC doit obtenir la carte professionnelle VTC pour pouvoir exercer.

Après avoir tout tenté pour retarder ou faire annuler cette loi, la plateforme UBER reconnait désormais que rien ne pourra permettre de déroger à cette nouvelle règle, pas même l’élection du Président Macron.

Uber a donc d’ores et déjà annoncé le 27 mai dernier, que tout chauffeur VTC n’ayant pas la carte professionnelle VTC au 31 décembre 2017 sera déconnecté dès le 1er janvier 2018. De plus, par anticipation, tous les nouveaux chauffeurs enregistrés sur sa plateforme à compter du 22 mai 2017 doivent présenter la carte professionnelle VTC ou la preuve de leur inscription à l’examen VTC.

 

LES CONDITIONS D’INSCRIPTION À L’EXAMEN VTC

Rappelons que pour s’inscrire à l’examen VTC directement auprès de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de son département, il faut présenter entre autre les pré-requis suivants :

  • Un certificat médical obtenu auprès d’un médecin agréé par la préfecture de police
  • Un permis B de plus de 3 ans non affecté du délai probatoire
  • Une attestation de domicile nominative
  • Avoir un casier B2 vierge (aucun document à fournir, c’est l’administration qui vérifie)

Il faudra également s’acquitter du montant de 195 euros pour frais d’inscription à l’examen. Ces frais donnent droit au passage de l’épreuve d’admissibilité (théorie) et d’admission (pratique).

 

UNE INSCRIPTION À L’EXAMEN QUI NE VAUT PAS RÉUSSITE

Si autrefois une simple attestation de présence à une formation de 250h obtenue auprès d’un centre de formation agréé ou comme en 2016 la réussite à l’examen uniquement théorique, organisé et corrigé par les centres de formation eux-mêmes ouvraient les portes à tous les opportunismes, la loi Grandguillaume a mis fin à tout cela.

Désormais, le centre de formation agréé ne peut plus être juge et partie. C’est donc une instance indépendante, à l’instar des chauffeurs de taxi, qui est chargé de l’organisation et de la correction des examens. Ce qui signifient que les centres de formations agréés sont dans l’obligation de vous délivrer une VRAIE formation pour vous  aider dans la réussite aux examens. Car dans le même temps les conditions de l’examen ont été durcies : une nouvelle épreuve de développement commercial à vue le jour et un niveau d’anglais minimum est requis. Il vous faudra réussir les épreuves théoriques (lire ici le déroulé de l’examen) pour pouvoir se présenter à l’épreuve d’admission pratique qui n’est pas aussi simple que ce que certains de nos confrères le laissent entendre.

Lire notre article relatif au premiers résultats à l’examen VTC version 2017

OBTENIR LA CARTE PROFESSIONNELLE VTC EN 6 À 8 MOIS

Avec la nouvelle réforme, il faut donc abandonner l’idée qu’obtenir la carte professionnelle VTC, même pour travailler avec les applications, peut s’obtenir dans un délai court. En effet, entre le moment de préparer son dossier pour l’inscription à l’examen VTC, le délai de minimum un mois entre l’inscription à l’examen et le passage de la première épreuve, la nécéssaire réussite à l’épreuve théorique pour se voir convoquer à l’épreuve d’admission pratique, la réussite à l’épreuve, la constitution du dossier et la réception de la carte professionnelle, il faut compter sur un délai de 6 à 8 mois avant d’être opérationnel.

 

Inscription examen VTC

DEVENIR CHAUFFEUR VTC : UN VRAI PROJET PROFESSIONNEL

Et oui, désormais, devenir Chauffeur VTC est accessible aux plus motivés d’entre vous car il s’agit d’un véritable métier dont la réussite dépend de votre préparation au projet et de votre enclin à devenir un véritable professionnel. Comme nous l’avons vu plus haut, l’accès au métier est en train de se restreindre uniquement aux professionnels, c’est à dire à ceux qui auront obtenu la carte professionnelle VTC. Or parmi les 22000 chauffeurs en exercice aujourd’hui, on peut considérer que moins de la moitié d’entre eux vont tenter d’obtenir ce sésame pour continuer d’exercer. Cela signifie que dès 2018, il va manquer un grand nombre de chauffeurs VTC pour satisfaire la demande (qui elle ne cesse de croître) donc il faut comprendre de ce contexte que de nouvelles opportunités sont à saisir pour les plus motivés et les mieux préparés d’entre-vous.

Alors ? Prêt à vous investir et à relever ce challenge ?

N’hésitez pas à nous contacter pour tout complément d’information :

 

 

 

 

Avenir VTC

L’avenir du VTC

Après seulement quatre ans d’existence, la filière VTC (Véhicule de Transport avec Chauffeur) est déjà porteuse de bénéfices pour la croissance, l’emploi et la mobilité. Cette activité en forte croissance, qui se concentre pour l’instant à 90 % en Ile-de-France, ne montre aucun signe de ralentissement, que ce soit du côté de l’offre ou de la demande. Bien au contraire, à terme, la filière VTC en France pourrait peser 3,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, créer 80 000 postes de chauffeurs professionnels et générer 1,3 milliards d’euros de recettes fiscales supplémentaires.

Un impact positif sur la création d’emploi

15 % de la création nette d’emploi en France sur les 6 premiers mois de l’année 2016 vient de la filière VTC. Ce chiffre atteindrait 25% en île de france, soit une création nette d’un emploi sur quatre.

En juin 2016, 22 000 personnes exerçaient l’activité de chauffeur privé en Ile-de-France et dans les grandes agglomérations françaises. Environ 65 % de ces chauffeurs seraient des employés d’entreprises capacitaires régies par la LOTI et 35 % seraient titulaires de la carte professionnelle VTC. Or les entreprises capacitaires, avec la bénédiction des applications, ont détourné la loi LOTI et ont embauché des chauffeurs sans qualifications ni expérience du métier de Chauffeur Privé créant de fait, une concurrence déloyale et un dumping des prix. Donc 14300 chauffeurs actuellement sur le marché n’ont pas la carte professionnelle VTC, désormais obligatoire pour exercer.

La fin d’une concurrence déloyale

Devant cet état de fait le député Laurent Grandguillaume a fait passer une loi en décembre 2016, visant à permettre une égalité devant les conditions d’exercice et d’accès à la profession qui doit se faire au bénéfice des chauffeurs et continuer à permettre la croissance de l’offre pour satisfaire la demande. Ainsi, l’examen VTC dont la réussite permettait l’obtention de la carte VTC a été réformé afin de l’aligner sur celui des chauffeurs de taxi sur 5 épreuves et deux qui restent spécifiques à chacune des activités. La professionnalisation étant  au coeur de la réforme Grandguillaume, le niveau de l’examen est ainsi relevé, nécessitant à l’instar des taxis, une formation de qualité. De l’autre côté, cette loi a permis de mettre fin au détournement de la loi LOTI. Par conséquent, tous les chauffeurs ne possédant pas la carte professionnelle VTC ont jusqu’au 31 décembre 2017 pour se mettre en conformité, c’est à dire passer l’examen où demander une équivalence sous réserve de remplir les conditions requises.

De nouvelles opportunités pour les chauffeurs

Uber à d’ores et déjà annoncé a ses chauffeurs qui ne possèdent pas la carte professionnelle VTC qu’ils seraient déconnectés de la plateforme dès le 1er janvier 2018. Par ailleurs, depuis le 22 mai 2017, Uber exige que tous les nouveaux chauffeurs enregistrés par les capacitaires, c’est à dire sans qualification, apportent la preuve qu’ils sont inscrits à une session d’examen.
Les conditions d’accès à la profession étant régulées de cette façon, il est évident que les 14300 chauffeurs n’auront pas d’ici le 1er janvier 2018 n’auront pas passé l’examen et que plus de la moitié d’entre eux seront déconnectés créant ainsi un manque de chauffeurs que les plateformes devront compenser par une hausse des prix. Ce sont donc les nouveaux chauffeurs, qualifiés, formés et qui auront réussit l’examen qui seront les nouveaux bénéficiaires de cet appel d’air. Car il ne faut pas oublier que l’objectif pour répondre aux besoins du marché du transport public particulier de personnes est de créer 80000* postes de chauffeurs professionnels. Les opportunités restent donc à ce jour et dans un avenir proche très nombreuses.

Une nécessaire amélioration du statut d’indépendant

Cette croissance bénéfique met le doigt sur plusieurs sujets d’attention pour les pouvoirs publics et l’ensemble des parties prenantes dont le besoin d’une meilleure protection des indépendants. Si le sujet n’est pas nouveau et dépasse largement le secteur du transport de personnes, la montée en puissance des plateformes collaboratives conduit à repenser le modèle social et impose des adaptations. Notamment mettre à niveau équivalent le statut des Chauffeurs de taxis et celui des VTC, revoir le Régime Social des Indépendants, ainsi que le niveau d’imposition. Avec l’élection de Macron à la présidentielle, restons alertes sur la mise en oeuvre de ses promesses de campagne en attendant que les syndicats, plateformes numériques et pouvoirs publics réussissent à se mettre d’accords.

 

Sources :